Espace Presse

PREMIÈRE SOIRÉE DU FLY & BUSINESS CLUB

Nombre d’adhérents de l’AOPA France se sont retrouvés place Vendôme le 29 janvier dernier pour participer à la première soirée du Fly & Business Club.

L’AOPA FRance est partenaire de ce nouveau club. Retour sur le premier événement organisé par ce club de réflexion qui mêle étroitement business et pilotage.

La première conférence du Fly& Business Club, a rassemblé plus de 75 participants autour des brillantes interventions de Stéphane Mayer (PDG de Nexter, ancien PDG de Socata, d’ATR et de Daher / Socata), Jérôme Arnaud, directeur adjoint d’EDEIS et Michel Polacco, journaliste aéronautique bien connu, sur le thème « Les similitudes entre le management d’une entreprise et le pilotage d’un avion ».

PILOTER UNE ENTREPRISE ET UN AVION, C’EST (PRESQUE) PAREIL !

Le Fly & Business Club, réunissant des patrons et cadres-dirigeants qui sont aussi pilotes amateurs, tenait sa première soirée-conférence mercredi. Mercredi 29 janvier, près d’une centaine de participants se sont retrouvés Place Vendôme à Paris dans l’écrin de SwissLife Banque Privée afin d’assister au lancement du “Fly & Business Club”.

Créé par Jean-Luc Koch, le président de Carvea Consulting, et Laurent Van Hamme, avec le soutien de Capital, du magazine Aviation et Pilote et de l’AOPA (Aircraft Owners & Pilots Association), ce nouveau club vise à réunir des dirigeants passionnés d’aviation. Et pour cette première soirée-conférence, quoi de plus évocateur que les similitudes entre le management d’une entreprise et le pilotage d’un avion ? C’est sur ce thème qu’a planché le premier intervenant devant les invités, Stéphane Mayer, PDG de Nexter et vieux routier des sociétés liées à l’aviation (EADS Socata, Daher, ATR). Dans la vidéo ci-dessus, le chef d’entreprise retrace quelques faits marquants de sa carrière, à la manière du pilote qu’il est aussi depuis une vingtaine d'années. Le prochain rendez-vous du Fly & Business Club est prévu le 29 avril 2020.

AVIATION ET PILOTE MARS 2020 - PAGE 39 FLY AND BUSINESS CLUB: CLUB D'AFFAIRES POUR PILOTES.

Une importante partie des pilotes privés sont des individus à haut revenu, souvent des entrepreneurs. Et ces mêmes entrepreneurs sont, parfois, membres de différents clubs d'affaires ou autres « wine and business clubs ». Alors, pourquoi ne pas les fédérer autour d'un sujet qui les intéresse : les affaires? C'est la question que se sont posés Jean-Luc Koch, pilote privé, ingénieur et président d'un cabinet de conseil en management, Laurent Van Hamme, instructeur, directeur commercial et marketing à l'international, et Jean- Pierre Delmas, pilote IFR et ancien manager et analyste de risques. Le fruit d'une réflexion de plusieurs années est donc le « Fly et Business Club » (flyandbusinessclub.com).

« Se retrouver un soir à Paris, dans un cadre convivial entre pilotes qui font des affaires » voici un concept simple que nous décrit Jean-Luc Koch: « il s'agit de raconter ses histoires de pilotage et de lier passion et métier. Les soirées sont réservées exclusivement aux pilotes et elles commencent par une partie « conférence » type «TED Talk », avec trois présentateurs, elles sont suivies d'un cocktail dînatoire où l'on peut librement poser ses questions aux présentateurs et discuter avec les autres membres. »  La première soirée s'est tenue le 29 janvier dernier dans les locaux d'une banque privée, place Vendôme, et ce fut un succès : 75 participants portant un badge nom et modèle d'avion piloté et activité« business ». Les conférenciers de la soirée ont été Stéphane Mayer, pilote TBM et patron de Nexter, ancien patron de Daher Socata et ATR; Michel Polacco, pilot e et journaliste et, pour finir, Jérôme Arnaud, le GGA d'EDEIS. Chacun d'eux avait un sujet spécifique à traiter, en lien avec son expérience de pilote, appliquée au milieu professionnel. Ainsi, Jérôme Arnaud a parlé de « pilotage, management et politique » dans ses activités de gestionnaire d'aéroports et relationnelles avec les politiques, notre confrère Michel Polacco du « pilotage et management de crise », se basant sur le fameux amerrissage sur l'Hudson. Quant à Stéphane Mayer, chargé de chauffer la salle, il a discouru sur le management dans l'aéronautique et la Défense.

Cet ancien fabricant d’avions, aujourd'hui de chars, a comparé ainsi la prise de décision du pilote et du chef d’entreprise : « de la solitude, rien que de la solitude ». Il a aussi évoqué une étude réalisée par des universitaires américains qui soutenaient, après un travail s'étalant sur plus de 15 ans, que le fait d'être pilote était bénéfique dans la gestion d'entreprise: « Ceux qui ont une licence de pilote sont associés dans les entreprises les « plus risquées ». Si le risque est bien géré, le bénéfice est d'autant plus grand pour l'entreprise, même s'il est déplaisant de voir l'image du pilote associée avec quelqu'un qui prend des risques, alors que nous autres, pilotes, voyons le pilotage différemment : du plaisir, la liberté de voler, la beauté des paysages, une maitrise technique, le plaisir de préparer et réussir un vol, le plaisir d'être dans sa bulle, d'être zen, ce qui est, par ailleurs, excellent pour la gestion du stress. » Cet évènement sera trimestriel, la prochaine soirée est annoncée pour le 29 avril en partenariat avec votre magazine et l'AOPA

PILOTE & MANAGER : QUELLES SIMILITUDES ?

Un quotidien fait de décisions et d’interrogations. 
Notre quotidien est fait de décisions, petites ou grandes, à très court terme ou long terme, réversibles ou non. Le pilote, le manager et l’homme de la rue tout le temps décident, s’interrogent sur leurs décisions et essayent de trouver de meilleures solutions, donc de meilleures décisions à prendre. Or, l’effet que produit l’expression "je suis pilote" laisserait penser que ce dernier aurait quelque chose en plus que le commun des mortels :  Connaissances techniques pointues  ? Sang froid naturel ? Sureté des décisions dans des situations dangereuses ? … Quand est-il réellement ?Le manager aussi fait face à des situations complexes générant du stress, et il met également en œuvre les qualités prêtées aux pilotes. Pourquoi une telle différence de perception ? Intuitivement, tout le monde sait qu’on « devient » pilote », par la grâce d’une formation réputée exigeante, et qu’il n’y a pas de pilotes « autodidactes ». De plus, les mauvaises décisions des pilotes, celles qui conduisent à des accidents graves, font l’objet d’enquêtes systématiques. Tiendrait-on là la martingale de la « bonne » prise de décisions ?  Les pilotes ou les managers savent qu’il n’en est rien. 

Esprit d’équipe, intuition, émotion et acceptation de l’erreur 
Les pilotes font des erreurs bien qu’ils aient reçu, depuis quelques années, une formation explicite à la gestion des menaces et des erreurs. De nombreux managers prennent le plus souvent de bonnes décisions sans check-lists ni copilote. Et pourtant, les pilotes et les managers sentent qu’il y a une synergie entre les deux mondes. Et en effet, les avancées des neurosciences éclairent sur l’origine de la dualité entre intelligence intuitive et raisonnements formels, mettent en évidence le rôle des émotions dans la prise de décision en opposition frontale avec la règle qui voudrait qu’on ne fasse pas de sentiment en affaires, ni dans un cockpit, bref confirment que nous sommes des êtres humains sensibles et intelligents, à tout instant de notre existence.

Les similitudes au quotidien des Pilotes et Managers
Anticipation - Précipitation - Tableaux de bord – Alertes - Crises - Routine - Contrôle mutuel - Plan d’action – Formation - Décision hiérarchique – Entrainement – Doute – Confiance – Fatigue - inôme opérationnel – Vigilance – Lacunes - Plan B  …

Optimiser, c’est s’interroger sur des décisions déjà prises et imaginer qu’on pourrait en prendre de meilleures. En un mot, faire preuve d’intelligence, formelle ou intuitive. En outre, les êtres sensibles aiment être en groupe pour se rassurer, échanger sur leurs expériences et trouver des occasions d’optimiser ! 

SOIRÉE DE LANCEMENT DU FLY AND BUSINESS CLUB

Le 29 janvier dernier, la soirée de lancement du Fly and Business Club réunissait une centaine de participants place Vendôme à Paris. Parmi les participants, des dirigeants d’horizons divers, des professions libérales et des pilotes professionnels ayant tous un point commun : la pratique du pilotage de tous types d’aéronefs.

Ils se sont retrouvés pour écouter et partager leur passion avec trois conférenciers de haut vol, eux-mêmes pilotes.

C’est Stéphane Mayer, PDG de Nexter, qui a ouvert cette première session, pour témoigner des similitudes rencontrées entre la vie du pilote et celle du manager. Les exemples ne manquent pas, c’est presque une évidence. Après avoir évoqué les différences d’usages et de mentalités de différents pays, sur les avantages de l’aviation privé dans un cadre professionnel, l’ancien dirigeant du constructeur d’avions Daher a fait part de son expérience sur des sujets que connaissent bien les pilotes, la gestion de crise, le travail en équipage, la responsabilité pour ses passagers et ses employés, ou encore la prise de décision et la maitrise du risque. Etude à l’appui, il a pu évoquer les bénéfices pour les entreprises qui recrutent des pilotes pour diriger leurs entreprises. « Quand il y a un CEO pilote dans le cockpit, c’est mieux pour bottom line» ou encore « quand vous choisissez votre prochain patron, vérifiez qu’il a bien une licence de pilote », propos tirés d’une étude américaine publiée par le Straégy & Business Review. Jerôme Arnaud, Directeur Général Adjoint d’EDEIS, gestionnaire de 19 aéroports en France et outremer, est venu ensuite apporter son éclairage sur la même thématique. Il a pu apporter son expérience de travail en équipe entre les aéroports, les élus, apportant des exemples sur les moments de solitude que peuvent rencontrer des pilotes ou des politiques, ou comment les entrainements peuvent aider à mieux anticiper certains événements. Le management de tableaux de bord, l’innovation à nouveau au travers de nombreux exemples et anecdotes.

Michel Polacco, journaliste aéronautique, ancien directeur de France Info, est venu clôturer la première conférence en revenant sur les détails de l’amerrissage de l’A320 sur l’Hudson. Bien au-delà du film Sully, il a apporté son regard sur le management de ce vol particulier, par le CEO de cet avion ce jour-là, le commandant Sully Sullenberger. Comment l’équipage a su traiter cette situation de crise en 3 min 50 s. Comment l’ensemble des acteurs ont apporter leurs contributions, contrôleurs, PNC, sauveteurs… Analyse de la situation, réaction, et catastrophe, où tout avait été fait pour que cela n’arrive jamais, et pourtant c’est arrivé. Michel Polacco est revu sur les aspects humains de cet accident, répondant aux questions d’un auditoire captivé.

Le débat était suivi d’un cocktail dinatoire afin de favoriser les échanges des participants, à la fois sous l’angle « business » et bien évidemment sur les aspects pilotages.

A propos du Fly and Business Club. Le FBC a été créé par Laurent van Hamme, Directeur commercial et marketing, pilote privé et instructeur, par Jean Luc Koch, lui aussi passionné par le pilotage, pilote privé et Président de Carvea Consulting et par Jean Pierre Delmas, pilote privé, passionné de rallyes aériens et de pilotage de précision. A l’instar d’autres club favorisant la relation professionnelle, le FBC est le premier Club permettant de favoriser les échanges réseaux exclusivement entre pilotes, dans un cadre convivial, mêlant passion aéronautique et activités professionnelles.